Étape 4 – Sisteron - Orcières-Merlette
Pour la première fois depuis 31 ans, le peloton du Tour retrouve les virages en épingle à cheveux du domaine skiable d'Orcières-Merlette. Ce n'est certes pas la montée la plus raide du Tour, mais elle n'offre aucun moment de récupération. Autant dire qu'il s'agit d'une étape piège. Demandez plutôt à Eddy Merckx. En 1971, Luis Ocaña y infligea au Cannibale la pire humiliation de sa carrière. Merckx avait perdu neuf minutes ce jour-là. Mais il allait finalement malgré tout remporter ce Tour après la chute d'Ocaña lors d'un orage dans les Pyrénées.
Étape 17 – Grenoble - Col de la Loze
C'est l'étape-reine des Alpes, qui passe par le col de la Madeleine et arrive au col de la Loze. Toit du Tour inédit, le col de la Loze propose une ascension de 21,5 kilomètres et culmine à 2 304 mètres d'altitude. Succession de rampes irrégulières (avec jusqu'à vingt pour cent dans les derniers kilomètres), ce géant semble avoir été créé pour les purs grimpeurs. Les poids plumes pourraient y faire énormément de dégâts. « C'est le prototype du col du XXIe siècle », s'exclame Christian Prudhomme, le patron du Tour. « Il y a là l'équivalent de trois ou quatre fois le mur de Huy d'affilée. »
Étape 20 – Lure - La Planche des Belles Filles
Il y aura peu de kilomètres contre-la-montre dans ce Tour, mais les coureurs pourront encore faire parler leur puissance l'avant-dernier jour de la course. Ils n'auront toutefois malheureusement pas le temps d'admirer la beauté des Vosges pendant les 36 kilomètres qui mènent jusqu'à la Planche des Belles Filles. Les six derniers kilomètres en montée constituent une dernière occasion pour les coureurs de bouleverser le classement général.